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Ouvrages sur l'orthographe

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Sociologie et sociolinguistique

La faute de l'orthographe

  • Arnaud Hoedt, Jérôme Piron, et Kevin Matagne pour les illustrations, Textuel, 2017

 

L’orthographe française est un dogme. Or, la liste de ses absurdités est longue. Pourquoi mettre un t à édit ou bruit (comme dans éditer ou bruiter), mais pas à abri ? Mêlant texte, illustrations et bande dessinée, ce livre s’autorise un regard critique sur l’orthographe et permet de s’interroger avec humour sur la manière dont savoir et langage construisent la discrimination sociale. En 1664, l’Académie française signale que l’orthographe servira à : « distinguer les gens de lettres d’avec les ignorans (sic) et les simples femmes ». L’orthographe française n’est pas une et indivisible, mais le résultat d’une histoire chaotique que les linguistes redécouvrent. Le mot Nénufar vient de l’ancien arabe. Un académicien l’a confondu avec nymphéa au début du siècle et lui a rajouté un ph grec. Alors que le mot feta… L’orthographe est une passion : hobby pour les uns, chemin de croix pour les autres. Ce texte et ses illustrations sont ceux de la pièce La Convivialité qui, avant de venir bientôt en France, a connu un très grand succès en Belgique.

Arnaud Hoedt a étudié la linguistique et répond toujours « tu viens de le faire » à la question « est-ce que ça se dit ? ». Professeur de français à Bruxelles, il a participé à la rédaction des programmes de français en Belgique.

Jérôme Piron est professeur de religion catholique dans la même école. Il est monté pour la première fois sur scène dans le palais des Papes à Avignon pour le spectacle Cours d’Honneur de Jérôme Bel.

Kevin Matagne, designer et dessinateur de BD, a été laborantin dans une usine de chaux, restaurateur de meubles, programmeur, professeur de photo, églomiseur, doreur, réalisateur de films d’animation, sculpteur en image de synthèse…

Le livre chez l’éditeur.

Un extrait du spectacle sur Youtube.

 

La dictée, une pratique sociale emblématique

 

L'orthographe de tous les jours. Enquête sur les pratiques orthographiques des Français

  • Vincent Lucci & Agnès Millet, Honoré Champion, 1994

Les recherches sociolinguistiques sur les réalités orales de l'utilisation de la langue ont montré depuis longtemps que la variation était inhérente à la pratique langagière. Or, il est une norme qu'on imagine volontiers ne devoir subir aucune distorsion, c'est la norme orthographique. L'idéal normatif jette un voile pudique sur les pratiques, rejetées, lorsqu'elles sont déviantes, dans les désordres de la faute. L'orthographe de tous les jours livre, dans une démarche descriptive qui s'interdit tout jugement de valeur, les résultats d'une vaste enquête sur cette variation orthographique. Cette étude constitue une photographie objective de l'orthographe dans ses usages réels. Les observations tentent d'embrasser la diversité des situations d'écriture et des scripteurs : journaux et écrits manuscrits (lettres de demande d'emploi, correspondances privées, cahiers de liaison) de scripteurs ordinaires ou de futurs professionnels (futurs professeurs, futurs secrétaires) sont analysés à travers une grille précise d'évaluation, dont la reproductibilité permet d'éviter tout discours impressionniste sur la baisse du niveau orthographique en milieu non-scolaire. Les enseignants, qui jouent un grand rôle dans l'évaluation de la " faute " et dans la transmission de la norme n'ont pas été oubliés. L'ouvrage présente les résultats d'une enquête qui vise à rendre compte de leurs jugements sur les erreurs ainsi que de leurs, connaissances et de leur mise en pratique des rectifications proposées par le Conseil Supérieur de la Langue Française. Ainsi, les décideurs en matière orthographique, les instances qui régulent notre orthographe, comme tous ceux qui sont concernés par son devenir auront à disposition un ouvrage de référence, témoin à travers des milliers de lettres, de prises de notes, d'écrits individuels variés, de l'écriture réelle de notre époque.

 

L'orthographe, une norme sociale

  • B. Wynants, Mardaga, 1997, 284 p.

La transformation des normes de l'écriture est au cœur des mutations politiques et culturelles contemporaines et elle peut nous en donner une clé de compréhension. L'orthographe n'est pas un code purement technique ; c'est une norme sociale, cristallisation d'échanges sociaux complexes. Comment a-t-elle été construite, comment lui a-t-on donné sens et comment se transforme-t-elle ? Fixée au XIXe siècle, l'orthographe française est prise aujourd'hui dans un réseau de pratiques et de discours contradictoires : le code lui-même est resté stable (à quelques exceptions près) mais les usages, et surtout les significations qui lui sont accordées ont profondément changé.
La transformation du rapport à l'orthographe est particulièrement sensible sur deux terrains : l'école et l'espace public français, notamment à l'occasion de la « guerre du nénufar », qui a fait rage au cours de l'hiver 90-91. À l'école, l'orthographe est prise dans les contradictions entre différentes logiques d'activités : la sélection scolaire, la hiérarchie des savoirs et les principes pédagogiques. Et elle apparaît, dans le débat public sur la réforme, profondément déchirée entre deux définitions de la dynamique sociale qui étaient encore étroitement articulées au XIXe siècle : l'intégration et la cohésion sociales. Le paradoxe de l'orthographe tient à ce que le code résiste jusqu'à présent à ce double éclatement, celui des principes de l'activité dans le cadre scolaire et celui des définitions de la société.

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Les rectifications orthographiques de 1990 : analyse des pratiques réelles (Belgique, France, Québec, Suisse, 2002-2004)

  • L. Biedermann-Pasques & F. Jejcic (éds).Délégation générale à la langue française et aux langues de France / Presses universitaires d'Orléans, 2006, 154 p.

Ce volume correspond à deux préoccupations qu'avait formulées l'Académie française en approuvant les recommandations du Conseil supérieur de la langue française, publiées en décembre 1990 par le Journal officiel : d'une part, que les recommandations devaient être soumises à l'épreuve du temps et, d'autre part, que la francophonie constituait désormais un sujet toujours présent à son esprit (cf. Avertissement du premier tome de son Dictionnaire, 1992, 9e édition en cours). Ainsi, il nous a paru opportun de mener une enquête sur les pratiques orthographiques réelles des francophones d'aujourd'hui. De l'ensemble des analyses et des contributions, on retiendra surtout : que les rectifications ont été largement adoptées dans les dictionaires et que la connaissance de celles-ci varie d'un pays à l'autre. D'autre part, le fait que les étudiants pratiquent un nombre non négligeable de rectifications en toute ignorance indique que celles-ci rencontrent la logique de la langue. Bref, un bilan contrasté mais positif qui, après une quinzaine d'années, rend légitime ces « nouvelles variantes libres » ; reste encore à les mettre à la portée de tous.


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Libérons l'orthographe !

  • M. Courberand, Chiflet & Cie, 2006, 126 p.


Des chouchous dans les choux, des festivals estivaux, des transports aéropostaux et aéronavals, des présidentielles superficielles, etc. Vous trouvez ça normal ? Le temps ne serait-il pas venu de réformer l'orthographe en se débarrassant de ces règles douloureuses qui font de nous les champions du monde de cette spécialité française : l'exception !
Pourtant, il semblerait qu'il y ait bien eu en 1990 une « réformette » d'autant plus discrète que l'Académie française attend toujours que l'usage l'entérine !
Maryz Courberand se bat depuis longtemps contre l'anarchie orthographique et a décidé d'en finir, en nous livrant ici une réforme radicale pour que le français ne soit plus la langue la plus difficile du monde.
Un livre plein d'humour mais très pédagogique dans lequel on découvre que les hommes vont bientôt murmurer à l'oreille des chevals. Démenciel, non ?

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Culture et recherche, n° 124

  • (articles de C. Gruaz et C. Martinez)
    Ministère de la Culture et de la Communication, 2010-2011, 64 p.


La pluralité des langues est de mieux en mieux perçue comme une donnée essentielle à la compréhension de l'Humain. La recherche sur le plurilinguisme et ses modalités connait en conséquence un fort développement. Le ministère de la Culture et de la Communication, chargé avec d'autres départements ministériels de la politique linguistique de la France, encourage des recherches dans ce domaine, avec plusieurs objectifs : assurer la sauvegarde de notre patrimoine linguistique, enrichir les connaissances sur les pratiques linguistiques réelles, et développer les technologies de la langue pour les usages numériques. Par son essence même, la langue est une composante présente dans tous les secteurs de la culture. Le dossier de ce numéro de Culture et recherche, conçu avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, fait état des recherches et des débats en cours sur la coexistence et le métissage des langues.

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Zéro faute. L'orthographe, une passion française

  • F. De Closets, Mille et une nuits, 2009, 321 p.

« La note de dictée, c'est le QI à la française ! »
François de Closets ne risque pas de l'oublier. À l'âge de quatorze ans, il était jugé inapte à poursuivre des études supérieures en raison de sa mauvaise orthographe. Aujourd'hui, il s'interroge. Pourquoi notre orthographe est-elle si difficile ? Objet de vénération et instrument de ségrégation, pourquoi suscite-t-elle tant de passions ?
Au terme d'une enquête menée auprès des meilleurs connaisseurs de notre langue, François de Closets retrace l'extraordinaire roman du français, nous en raconte les épisodes les plus surprenants et montre comment l'orthographe est devenue une véritable religion d'État.
Il révèle surtout la révolution en cours. Le XXIe siècle sera celui de l'écrit. Internet, SMS, blogs, courriels : notre environnement technique repose sur une nouvelle écriture, électronique, fluide. Mais les jeunes accros du clavier connaissent de moins en moins bien l'orthographe.
Cette évolution est-elle irrémédiable ? Annonce-t-elle une anarchie graphique généralisée ? Certainement pas. L'imprimerie avait fixé l'orthographe, l'informatique va la libérer. Pour peu que nous apprenions à bien utiliser les correcteurs électroniques, nous pourrons mieux connaître notre langue et faire moins de fautes. Il faut aimer le français avec passion et l'orthographe avec raison.