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Ouvrages sur l'orthographe

Réformer l’orthographe ?

Réimpression fac-similé de PUF, 1993.

Ce sont des remerciements émus que j’adresse à Madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Car c’est elle qui m’a donné l’idée de rééditer Réformer l’orthographe ? précédemment paru aux PUF en 1993. C’est son article « Oui aux dictées quotidiennes à l’École ! », publié dans Le Monde le 19 septembre 2015, qui m’a décidé. Il est au plus haut point intéressant, cet article, tant par ce qu’il dit que par ce qu’il tait. Il prend position avec vigueur en faveur de la dictée. La dictée, certes, contribue, comme le dit la Ministre, à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et même du maniement du langage oral. Cependant, chacun le sait, la dictée est aussi, j’allais dire surtout, un des moyens d’apprentissage de l’orthographe. Pas le seul, certes, mais peut-être le principal, en tout cas le plus facile à mettre en œuvre. On s’étonne donc du silence qui efface totalement, dans cet article sur la dictée, cette composante de la langue qu’est l’orthographe, à commencer par son nom. Conséquence nécessaire : les moyens de son apprentissage – par exemple « la description du système linguistique », c’est-à-dire la grammaire – sont explicitement rejetés. Ainsi passée sous silence, l’orthographe ne donne évidemment lieu à aucune remarque sur ce qui la caractérise en langue française : la complexité, d’ou la difficulté de son apprentissage et, par suite, la possibilité –, certains parlent de la nécessité –, de sa réforme. Problème récurrent, depuis bien longtemps. Mon ouvrage essaie, modestement, d’en préciser les termes.

Lambert-Lucas

 

La dictée, une pratique sociale emblématique

Glottopol, revue de sociolinguistique, n° 26, « La dictée, une pratique sociale emblématique », université de Rouen, laboratoire Dysola (http://glottopol.univ-rouen.fr/numero_26.html)

 

Le participe passé entre accords et désaccords

MARSAC, F., PELLAT, J.-C., (sous la direction de), (2013) , Presses universitaires de Strasbourg, Strasbourg, 296 pages

L'accord du participe passé en français constitue un défi pour les linguistes, un enjeu pour les didacticiens, une énigme pour les élèves et un sacerdoce pour certains usagers. Depuis des siècles, il entretient en France (mais aussi en Belgique et au Canada, notamment) les débats entre les grammairiens et les pédagogues, divisés sur la question d'une réforme. Cette publication propose de faire le point sur les accords et les désaccords entre des spécialistes d'hier et d’aujourd’hui. Elle rassemble quinze articles d’auteurs de différents pays, répartis en deux ensembles complémentaires: perspectives linguistiques et perspectives didactiques.Du côté des linguistes, différents éclairages sont présentés: histoire de l’accord du participe, inventaire des règles et recherche d’explications nouvelles, comparaisons avec d’autres langues, examen de propositions de réformes, ...Du côté des didacticiens, différentes observations des performances des apprenants, français et étrangers, sont analysées et des démarches didactiques renouvelées sont proposées, mettant en avant la syntaxe et/ou la sémantique.Ces articles contribuent à clarifier cette question complexe et à proposer des approches nouvelles, théoriques et pratiques. Ils s’adressent aux lecteurs français ou étrangers, étudiants ou professeurs soucieux d’un enseignement plus efficace de l’accord du participe passé. Ils visent à nourrir les réflexions de chacun, ouvertes sur l’avenir.

Première édition Presses universitaires de Strasbourg Livre broché 298 p. Index .

 

L'orthographe en quatre temps

L'ORTHOGRAPHE EN QUATRE TEMPS
20E ANNIVERSAIRE DES RECTIFICATIONS DE L’ORTHOGRAPHE DE 1990 :
Enseignement, recherche et réforme, quelles convergences ?

Actes du Colloque international de 2010 sous la direction de Susan Baddeley, Fabrice Jejcic et Camille Martinez

Le 6 décembre 1990 paraissait, dans la section Documents administratifs du Journal officiel, le rapport du Conseil supérieur de la langue française intitulé « Les Rectifications de l’orthographe ». Ce rapport, le fruit d’un long travail de concertation entre linguistes, lexicographes, personnalités politiques et médiatiques, proposait non pas une réforme de l’orthographe française mais des « Rectifications » destinées à éliminer quelques-unes des anomalies les plus flagrantes de l’écrit du français, et se voulait un premier pas vers sa modernisation.
Vingt ans après, un colloque organisé à l’initiative de deux membres de l’ancienne équipe CNRS-HESO (qui, autour de sa fondatrice et directrice, Nina Catach, avait été au premier plan de cette initiative) se proposait non seulement de faire le bilan de cette « mini-réforme », vingt ans après, mais aussi de se pencher sur la question plus large de la place de l’écrit dans la société. Le colloque a réuni de nombreux spécialistes de l’orthographe, venus de tous le s pays francophones et d’ailleurs, pour faire le point sur l’état actuel des recherches et les perspectives futures.
Ce volume d’actes en regroupe les principales communications, et s’organise autour des quatre grands thèmes du colloque : histoire et société, enquêtes et corpus, enseignement et didactique, futures réformes.

Cet ouvrage contient les communications des membres de EROFA suivantes :
- Pierre Encrevé : Dans les coulisses des  Rectifications.
- S. Baddeley : L’orthographe avant l’Académie : les tentatives de réforme et leur accueil.
- Marinette Matthey : L’accord du participe langue première ou seconde : quelques données de terrain.
- Catherine Brissaud, Danièle Cogis, Claudie Péret : L’enseignement du français : une mission encore possible ?
- Elena Llamas Pombo : Prestige normatif et diffusion des réformes orthographiques : les cas du français et de l’espagnol en contraste.
- Georges Legros : Rationaliser l’orthographe grammaticale ? L’exemple des participes.
- Claude Gruaz : Dans le sillage des Rectifications de 1990 : les recherches de EROFA.

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L'orthographe de tous les jours

Enquête sur les pratiques orthographiques des Français

Vincent Lucci & Agnès Millet, Honoré Champion, 1994

Les recherches sociolinguistiques sur les réalités orales de l'utilisation de la langue ont montré depuis longtemps que la variation était inhérente à la pratique langagière. Or, il est une norme qu'on imagine volontiers ne devoir subir aucune distorsion, c'est la norme orthographique. L'idéal normatif jette un voile pudique sur les pratiques, rejetées, lorsqu'elles sont déviantes, dans les désordres de la faute. L'orthographe de tous les jours livre, dans une démarche descriptive qui s'interdit tout jugement de valeur, les résultats d'une vaste enquête sur cette variation orthographique. Cette étude constitue une photographie objective de l'orthographe dans ses usages réels. Les observations tentent d'embrasser la diversité des situations d'écriture et des scripteurs : journaux et écrits manuscrits (lettres de demande d'emploi, correspondances privées, cahiers de liaison) de scripteurs ordinaires ou de futurs professionnels (futurs professeurs, futurs secrétaires) sont analysés à travers une grille précise d'évaluation, dont la reproductibilité permet d'éviter tout discours impressionniste sur la baisse du niveau orthographique en milieu non-scolaire. Les enseignants, qui jouent un grand rôle dans l'évaluation de la " faute " et dans la transmission de la norme n'ont pas été oubliés. L'ouvrage présente les résultats d'une enquête qui vise à rendre compte de leurs jugements sur les erreurs ainsi que de leurs, connaissances et de leur mise en pratique des rectifications proposées par le Conseil Supérieur de la Langue Française. Ainsi, les décideurs en matière orthographique, les instances qui régulent notre orthographe, comme tous ceux qui sont concernés par son devenir auront à disposition un ouvrage de référence, témoin à travers des milliers de lettres, de prises de notes, d'écrits individuels variés, de l'écriture réelle de notre époque.

 

Nouvelles Recherches en orthographe

Sous la direction de C. Brissaud, J.-P. Jaffré et J.-C. Pellat, ED. LAMBERT LUCAS

Ces journées d'études ont permis à un ensemble de spécialistes – linguistes, psycholinguistes et didacticiens – de confronter leurs points de vue sur l’orthographe de différentes langues (japonais, turc…), et tout spécialement sur celle du français qui continue de poser de nombreux problèmes aux usagers et surtout à ceux qui l’apprennent et l’enseignent. Ces textes font un point circonstancié, et comparatiste, sur l’état des connaissances dont nous disposons aujourd’hui, qui apportent des éclairages nouveaux sur le fonctionnement, l’acquisition et la didactique de l’orthographe. Outre qu’elles remettent en question bien des idées reçues, comme celle d’un âge d’or de la pédagogie de l’orthographe, ces études contribuent à définir les conditions d’un apprentissage optimal de l’orthographe.

Parution: avril 2008

Responsable(s) scientifique(s): Catherine Brissaud, Jean-Pierre Jaffré et Jean-Christophe Pellat 

Contributeurs: Mehmet-Ali Akinci, Christian Galan, Françoise Gadet, Bernard Lété, Pierre Largy, Michel Fayol, Annie Camenisch et Serge Petit, Fanny Heniqui et Martha Makassikis, Danièle Cogis, Claudie Péret, Jean-Pierre Sautot et Catherine Brissaud

Présentation (préface, introduction): C. Brissaud, J.-P. Jaffré et J.-C. Pellat

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L'orthographe, une norme sociale

B. Wynants, Mardaga, 1997, 284 p.

La transformation des normes de l'écriture est au cœur des mutations politiques et culturelles contemporaines et elle peut nous en donner une clé de compréhension. L'orthographe n'est pas un code purement technique ; c'est une norme sociale, cristallisation d'échanges sociaux complexes. Comment a-t-elle été construite, comment lui a-t-on donné sens et comment se transforme-t-elle ? Fixée au XIXe siècle, l'orthographe française est prise aujourd'hui dans un réseau de pratiques et de discours contradictoires : le code lui-même est resté stable (à quelques exceptions près) mais les usages, et surtout les significations qui lui sont accordées ont profondément changé.
La transformation du rapport à l'orthographe est particulièrement sensible sur deux terrains : l'école et l'espace public français, notamment à l'occasion de la « guerre du nénufar », qui a fait rage au cours de l'hiver 90-91. À l'école, l'orthographe est prise dans les contradictions entre différentes logiques d'activités : la sélection scolaire, la hiérarchie des savoirs et les principes pédagogiques. Et elle apparaît, dans le débat public sur la réforme, profondément déchirée entre deux définitions de la dynamique sociale qui étaient encore étroitement articulées au XIXe siècle : l'intégration et la cohésion sociales. Le paradoxe de l'orthographe tient à ce que le code résiste jusqu'à présent à ce double éclatement, celui des principes de l'activité dans le cadre scolaire et celui des définitions de la société.

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Manuel d'orthographe pour le français contemporain

C. Skupien Dekens, A. Kamber & M. Dubois, Alphil, 2011, 196 p.

Associant explications théoriques, exercices pratiques et listes de mots, ce manuel s'adresse à des apprenants du français de niveau B2 selon le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR). Il se compose de deux parties : l'une est consacrée aux règles d'orthographe grammaticale, l'autre à l'orthographe d'usage.
Dans la première partie, les auteurs abordent tous les grands chapitres de l'orthographe grammaticale (pluriel et féminin des noms et des adjectifs, accord du participe passé, etc.). Évitant au maximum les listes d'exceptions, ils cherchent à donner aux apprenants des explications à valeur générale. Le lien entre code phonique et code graphique (entend-on ou non une distinction de genre ou de nombre, par exemple) est mis en évidence pour expliquer les règles et les systématiser.
Les mots présentés dans la partie dédiée à l'orthographe d'usage ont été sélectionnés selon un critère de fréquence : il s'agit des 2000 mots les plus courants dans un corpus journalistique. Les unités lexicales sont classées en fonction du lien entre le code oral et le code écrit ; de cette manière, les auteurs veulent mettre en évidence des correspondances régulières entre phonèmes et graphèmes. Dans les exercices d'orthographe d'usage, le recours à l'alphabet phonétique international (API) permet de tenir compte du rôle important du code oral pour l'acquisition de la graphie.
Tirés d'un corpus journalistique de la première décennie du XXIe siècle, tous les exemples et toutes les phrases des exercices de ce manuel sont authentiques.

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Le Ramat européen de la typographie

Le Ramat européen de la typographie, A. Ramat & R. Muller
De Champlain, 2009, 224 p. 

Les sigles doivent-ils prendre la marque du pluriel ? Quels types de guillemets employer, quand et comment ? Dans quel cas écrire davantage ? d'avantage ? Comment commencer un message électronique ? Par quelle formule de politesse le terminer ?

Le Ramat européen de la typographie présente les règles typographiques en usage, sert d'aide-mémoire orthographique, donne des conseils pour bien présenter ses écrits. Il s'adresse aussi bien à celles et ceux chargés de la mise en pages ou de la relecture de documents qu'à toute personne qui écrit des messages électroniques, des rapports ou des poèmes...

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Éole. Échelle d'acquisition en orthographe lexicale

Éole. Échelle d'acquisition en orthographe lexicale, B. Pothier & P. Pothier
Retz, 2004, 256 p.

Fruit d'un vrai travail de recherche-action de plus de six ans, validé par des enquêtes et des tests menés dans plus de 2 000 classes, Éole est une nouvelle échelle d'acquisition en orthographe lexicale destinée à l'école élémentaire. Cet outil permet aux enseignants de connaître le niveau d'acquisition des 12 000 mots les plus courants, à l'écrit, dans les années 2000, par classe, du CP au CM2.
Cette version d'Éole avec CD-ROM permet :
- d'appréhender les pourcentages de réussite orthographique des élèves pour un terme donné, du CP au CM2 ;
- d'analyser un texte entier pour évaluer le degré de difficulté en orthographe lexicale ;
- des gérer les résultats des élèves et des classes au regard des textes analysés.
Ce logiciel offre aux enseignants la possibilité d'étalonner les textes qu'ils proposent à leurs élèves favorisant ainsi un enseignement raisonné de l'orthographe lexicale.

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Vérifiez votre orthographe. Votre correcteur de poche. 64 000 mots

D. Le Fur, Le Robert, 2008, 512 p.

La réponse à toutes vos questions sur l'orthographe et la présentation d'un mot.
Les graphies recommandées par la réforme de l'orthographe, les recommandations officielles, les marques déposées, la prononciation des mots rares ou difficiles, et des annexes : les suffixes et préfixes, les noms d'habitants, l'accord du participe passé, les tableaux de conjugaison.
Un compagnon indispensable pour l'expression écrite et les jeux de lettres !

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Cahiers de lexicologie n°97, « Dictionnaires et orthographe »

C. Jacquet-Pfau & M. Mathieu-Colas (dir.) Éditions classiques Garnier, 2010, 249 p.

Les dictionnaires entretiennent une relation privilégiée avec l'orthographe : non seulement le système des entrées met en vedette les graphies, mais ces graphies elles-mêmes font souvent l'objet de commentaires explicites. Par-delà leur diversité, quelle connaissance de l'orthographe les dictionnaires apportent-ils ? Quelle est leur cohérence ? Quel parcours historique permettent-ils de retracer ? Comment abordent-ils les propositions de réforme ? Autant de questions explorées dans ce numéro.
Sommaire du numéro

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Orthographier

M. Fayol & J.-P. Jaffré
Presses universitaires de France, 2008, 232 p.

L'orthographe du français, parce qu'elle est l'une des plus complexes au monde, fait régulièrement l'objet de débats sur les avantages et les inconvénients de cette complexité et sur les mérites comparés des méthodes d'apprentissage, anciennes comme nouvelles. Pourtant, ces échanges tiennent rarement compte des travaux scientifiques les plus récents qui nous apprennent à mieux comprendre les causes d'une telle complexité et les problèmes qui en découlent pour son acquisition. Il est vrai que ces travaux sont le plus souvent publiés en anglais, dans des revues ou des ouvrages difficilement accessibles.
Ce livre a donc pour but de mettre une information nouvelle à la disposition de lecteurs francophones intéressés par ces questions, pour des raisons professionnelles ou personnelles. Il y apprendront ainsi que la forme actuelle de l'orthographe du français est le résultat d'une histoire qui n'est pas un long fleuve tranquille et qu'il ne suffit pas d'apprendre des règles pour espérer en maîtriser les particularités. Ils y apprendront aussi que les difficultés relèvent de domaines différents - phonographie, lexique, morphologie - qui ne peuvent être traités de manière semblable. Se posent alors les questions de l'apprentissage et de la mise en œuvre des habiletés relatives à chacun de ces domaines, avec en perspective, les interventions possibles pour améliorer les performances et les connaissances.

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La nouvelle orthographe en pratique

Dupriez
Préface de C. Contant, De Boeck / Duculot, 2009, 227 p.

À l'heure où les enseignants constatent une baisse généralisée du niveau orthographique de leurs élèves et où les principaux dictionnaires courants (Robert, Larousse, etc.) ont intégré une bonne partie des règles de la nouvelle orthographe, ce livre offre une mise au point sur ces rectifications de l'orthographe et les rend accessibles à tous par une présentation simplifiée.
L'approche pédagogique mettra à l'aide tout professionnel de la langue, journaliste, traducteur, professeur, étudiant ou parent amené à s'intéresser à la nouvelle orthographe, mais hésitant quant à la façon de l'appliquer.
Dans la première partie, l'ouvrage présente de manière claire et concise les raisons d'être de la nouvelle orthographe, en en expliquant l'historique, les motifs, les principes et en confrontant les points de vue des spécialistes qui se sont penchés sur la question.
La deuxième partie du livre, très concrète, se présente sous forme de tableaux d'accès rapide et de consultation facile, faisant de ce guide un véritable outil de travail, qui deviendra très vite un indispensable à avoir sous la main.

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Réussir à apprendre

G. Chapelle & M. Crahay (dir.)
Presses universitaires de France, 2009, 248 p.

Le quotidien des enseignants, c'est la diversité des élèves. Avec pour tous le même objectif : réussir à apprendre. Le paradoxe de l'enseignement est là. Les élèves sont différents et, pourtant, l'enseignant se doit d'avoir, pour tous, la même ambition : les accompagner au plus loin sur les chemins de l'apprentissage. Cette mission ne s'apparente-t-elle pas à une tâche insurmontable ? Sans naïveté sur les difficultés que cela représente, cet ouvrage offre par ses différentes contributions, appuyées sur la recherche scientifique internationale, une réflexion sur la meilleure manière de faire surmonter aux élèves les obstacles qui surviennent.
La première partie interroge la manière de prévenir les difficultés d'apprentissage des élèves, en analysant ce qui emporte parfois l'élève dans une spirale de l'échec, et quelles pratiques d'enseignement pourraient l'éviter. En posant également le problème des publics défavorisés ou difficiles. La deuxième partie se penche sur les obstacles les plus fréquents, ceux propres à l'élève, sa motivation, sa gestion des relations sociales en classes, mais aussi les obstacles contenus dans les disciplines de base : lire, écrire, compter. Quant à la troisième partie, elle aborde la question des besoins spécifiques de certaines élèves : élèves issus de familles migrantes, élèves à haut potentiel, mais aussi souffrant de handicap (autisme, surdité) ou de troubles d'apprentissage. Pour tous, il s'agit de mieux les connaître et d'envisager comment le système scolaire peut leur faire atteindre le même objectif qu'aux autres : réussir à apprendre.

L'article de Michel Fayol intitulé « L'orthographe et son apprentissage » rejoint les préoccupations de ÉROFA.

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Les rectifications orthographiques de 1990 : analyse des pratiques réelles (Belgique, France, Québec, Suisse, 2002-2004)

L. Biedermann-Pasques & F. Jejcic (éds)
Délégation générale à la langue française et aux langues de France / Presses universitaires d'Orléans, 2006, 154 p.

Ce volume correspond à deux préoccupations qu'avait formulées l'Académie française en approuvant les recommandations du Conseil supérieur de la langue française, publiées en décembre 1990 par le Journal officiel : d'une part, que les recommandations devaient être soumises à l'épreuve du temps et, d'autre part, que la francophonie constituait désormais un sujet toujours présent à son esprit (cf. Avertissement du premier tome de son Dictionnaire, 1992, 9e édition en cours). Ainsi, il nous a paru opportun de mener une enquête sur les pratiques orthographiques réelles des francophones d'aujourd'hui. De l'ensemble des analyses et des contributions, on retiendra surtout : que les rectifications ont été largement adoptées dans les dictionaires et que la connaissance de celles-ci varie d'un pays à l'autre. D'autre part, le fait que les étudiants pratiquent un nombre non négligeable de rectifications en toute ignorance indique que celles-ci rencontrent la logique de la langue. Bref, un bilan contrasté mais positif qui, après une quinzaine d'années, rend légitime ces « nouvelles variantes libres » ; reste encore à les mettre à la portée de tous.


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Qui est illettré ? Décrire et évaluer les difficultés à se servir de l'Écrit,

J.-M. Besse (dir.)
Retz, 2003, 223 pages

Cet ouvrage apporte un point de vue neuf sur les personnes en situation d'illettrisme. Il questionne la réalité même de l'illettrisme, lors de situations très concrètes de communication par l'Écrit. Il montre quels sont certains des enjeux majeurs des difficultés que rencontrent ces personnes, au-delà même des questions liées à l'utilisation de l'Écrit. Il indique également à quelles conditions le chercheur ou le formateur peut aller à la rencontre de ceux-là même que notre société qualifie d'« illettrés ».
Associant travaux scientifiques et expériences « de terrain », il s'appuie notamment sur les résultats d'une étude conduite à l'aide du DMA (diagnostic des modes d'appropriation de l'Écrit) sur les parcours individuels de personnes détenues en établissements pénitentiaires, pour présenter une vision précise et documentée de leurs « manières de vivre en situation d'illettrisme » ; pour cela, lors des évaluations, la démarche adoptée s'efforce, plutôt que de noter uniquement ce qui manque chez ces personnes, de relever ce qu'elles ont réussi au cours de leurs activités, comment elles s'y sont prises, quelles sont leurs représentations de l'Écrit et d'elles-mêmes au cours de ces tâches. Ainsi devient-il possible d'envisager la mise en place de dispositifs d'aide plus adaptés à la nature des difficultés rencontrées.
Les importantes différences interindividuelles constatées interrogent de ce fait sur l'emploi d'un même terme, « illetrisme(s) », pour décrire de façon pertinente leur rapport à l'écrit ; elles questionnent également sur les limites de compétences entre les lettrés et ceux que l'on tient parfois pour illettrés : qui est « illettré » ?
S'adressant à tous ceux qui se préoccupent de la « lutte contre l'illettrisme » (acteurs de terrain, chercheurs, « décideurs »), cet ouvrage avance des propositions quant aux outils à utiliser pour l'évaluation diagnostique des publics en situation d'illettrisme et quant aux modalités de l'accompagnement des ces personnes.

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Publications anciennes

  • Observations sur l'orthographe ou ortografie française, suivies d'une Histoire de la réforme orthographique depuis le XVe siècle jusqu'à nos jours, Ambroise Firmin-Didot
    A. Firmin-Didot, 1868
    Consulter l'appendice A

  • Note sur la réforme orthographique que prépare l'Académie, X. Junius
    1893
    Consulter
 

Savoir orthographier

A. Angoujard (coord.)
Hachette éducation, 1997, 134 p.

 

Nénuphar, nénufar... l'orthographe terrifie les uns, fascine les autres. Son enseignement met en scène un « psychodrame » permanent où maîtres et élèves évoluent entre chausse-trappes et faux-semblants.
Véritable outil de travail conçu pour les maîtres par une équipe de chercheurs de l'INRP, cet ouvrage démontre qu'il est aujourd'hui possible de définir une autre stratégie d'enseignement et remettre l'orthographe à une place raisonnable : au service de la production d'écrits.

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Variation lexicale et évolution graphique du français actuel

VARLEX.  (Dictionnaires récents, 1989-1997), N. Catach, avec la collaboration de J.-C. Rebejkow
Conseil International de la Langue Française, 2001, 237 p.

La présente publication comprend le relevé de plus de 5000 variantes (mots qui s'écrivent de deux ou plusieurs façons différentes), existant actuellement entre les dictionnaires courants ou dans un seul et même ouvrage. Elle a essentiellement pour buts :
- D'évaluer avec précision ces phénomènes mal connus ;
- De mieux cerner les évolutions prévisibles de l'usage ;
- De favoriser ainsi une harmonisation lexicale sur le moyen et le long terme et, dans la mesure du possible, la réduction progressive de cette redondance en bonne partie non utile et non contrôlée ;
- De susciter en ce domaine, surtout sur le plan graphique, la reconnaissance du principe de la variation, mais aussi celle d'une concertation permanente à ce sujet, allant dans le sens de l'évolution de la langue ; d'un soulagement relatif sur certains points pour les usagers fort gênés par cette situation ; et donc aussi, il faut l'espérer, d'une amélioration de leurs performances et une hausse de niveau dans la pédagogie.
Cette direction vers l'harmonisation avait été explicitement demandée et encouragée par l'Académie française en 1990-1991 par la bouche de son Secrétaire perpétuel, Monsieur Maurice Druon (vr Rapport sur les Rectifications de l'orthographe française, Discours de présentation du texte au Premier ministre, p.5).
Le recensement de ces variantes a constitué pour nous, en dépit de notre longue expérience un travail délicat, non seulement en raison des redoutables spécificités du secteur et des difficultés des dépouillements de ce genre sur ordinateur (toujours sujets, comme on sait, aux coquilles et erreurs, surtout lorsque les mots n'ont pas une forme simple, aisément mémorisable), mais aussi parce qu'il s'agissait de mots difficiles à trouver, ce que l'on appelle des « entrées cachées » des dictionnaires (situées en renvois, en fin d'article, sous plusieurs entrées, en sous-entrées, etc.).

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L'orthographe en débat

N. Catach
Nathan université, 1991, 304 p.

Y a-t-il une « crise » de l'orthographe ? Pourquoi changer ? Pourquoi ne pas changer ? Par où commencer, et comment faire ? L'orthographe en débat fait le point sur les arguments avancés de part et d'autre et sur tous les aspects historiques, techniques, scientifiques et sociaux des problèmes posés par un changement de l'orthographe dans la France d'aujourd'hui.
Après une solide introduction générale, sont abordés les différents dossiers concernant les points étudiés par les experts, puis viennent les Listes complètes des mots modifiés, établies sous la direction de l'auteur (Lexique orthographique, 2 000 mots, dont environ 500 ont des variantes nouvelles déjà admises). L'ouvrage deviendra vite indispensable à tous

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Les délires de l'orthographe

N. Catach
Plon, 1989, 351 p.

L'orthographe est devenue en France un problème national. Les Français sont tous complexés par leur orthographe. Ils en sont malades mais ce sont surtout des malades imaginaires. Nous sommes le seul pays où l'on juge (et parfois condamne) un homme sur son orthographe. Les Français sont persuadés (à tort) d'avoir la pire écriture du monde, et ils en sont fiers. Ils veulent la changer mais, mis au pied du mur, ils reculent toujours. Le meilleur moyen d'aider quelqu'un à se libérer d'un blocage, c'est encore d'en rire, et il y a de quoi. C'est ce que ce livre tente de faire.
Écrit par l'une des plus grandes spécialistes de la langue française, ce dictionnaire, volontiers provocateur et souvent drolatique, raconte l'histoire de notre langue et de ses nécessaires transformations. Il apporte des réponses inattendues à l'épineuse question du maintien de l'orthographe et propose des réformes à adopter d'urgence si nous ne voulons pas que notre langue appartienne à des grammairiens malades de la langue.

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L'orthographe

N. Catach
Presses universitaires de France, collection Que sais-je ? (n° 685), 1978 (9e édition 2004), 128 p.

Toute écriture connaît certaines règles ou conventions qui en contrôlent l'usage. Dans le cas du français, nous sommes souvent loin d'une transcription simple de la langue parlée, d'une correspondance parfaite entre le son et le signe. Les auteurs de la Grammaire générale le soulignaient déjà : « Il y a certaines lettres qui ne se prononcent point, et qui ainsi sont inutiles quant au son, lesquelles ne laissent pas de nous servir pour l'intelligence de ce que les mots signifient... ». L'écriture peut sembler conçue pour les seuls lettrés et spécialistes...
Avec une grande clarté, cet ouvrage retrace l'histoire de l'orthographe, analyse les réformes entreprises, et se penche sur les méthodes pédagogiques à mettre en œuvre afin de faciliter son apprentissage.

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Dictionnaire historique de l'orthographe française

sous la direction de N. Catach
Larousse, 1995, 1327 p.

Quand nos mots ont-ils pris la forme familière qu'on leur connaît aujourd'hui ? Sont-ils ainsi depuis l'origine, et quelle origine ? Comment est-on passé de « clincaillier » à « quincaillier », d'« oriflambe » à « oriflamme », de « regnard » à « renard » ? Pourquoi « otage », de la même famille que « hôte » et « hôpital », ne prend-il pas de « h » ?
Un mot est toujours unique, et le lecteur trouvera dans ce nouvel ouvrage le roman personnel de chacun d'eux : le détail de son évolution graphique et phonétique depuis le Moyen Âge jusqu'à nos jours, les changements ou même les surprenantes métamorphoses qu'il a subis, les erreurs d'étymologie, les anecdotes, les disputes, les remarques pittoresques faites à son sujet...
Le lecteur découvrira également le travail séculaire et les hésitations de l'Académie française, car c'est dans les éditions successives du dictionnaire de cette institution, ainsi que dans d'autres vénérables dictionnaires, que les mots de l'ouvrage ont été attestés et étudiés.
Résultat de trente années de recherches, ce livre présente une mine de connaissances. Véritable évènement dans le domaine de l'histoire de la langue, il deviendra vite non seulement un ouvrage de référence mais aussi une source de plaisir pour tous ceux qui lisent et travaillent sur la langue et les textes anciens, pour les enseignants, les formateurs et pour tous les curieux de l'histoire des mots.

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L'orthographe française à l'époque de la Renaissance

N. Catach
Droz, 1968, 496 p.

Cet ouvrage est la thèse de Nina Catach, soutenue en 1968, œuvre unique par son contenu, qui a conféré à l'auteure le statut incontesté de meilleure spécialiste française de l'histoire de l'orthographe française.
Il est le fruit d'une enquête, non en surface, chez quelques grammairiens et lexicographes, mais en profondeur, afin de comprendre ce qui semblait à priori incompréhensible, de quelle pratique quotidienne, de quels efforts cachés, de quelles contradictions internes du XVIe siècle, étaient issus les changements orthographiques ultérieurs. Voilà ce que l'auteure a tenté de faire, sans prétendre pour cela apporter autre chose qu'un éclairage nouveau, mais non exhaustif, sur la question orthographique.
Théories orthographiques et faits typographiques ne sont intéressants que par leurs rapports mutuels, rapports assez importants à l'époque-charnière que constitue la Renaissance pour constituer la voie transitionnelle entre le système orthographique du moyen-français (système manuscrit) et le système orthographique du français moderne (système imprimé).

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Grammont

Les plus grands linguistes, comme Maurice Grammont, n'ont pas hésité à remplacer les lettres grecques et similaires par leurs correspondants français.

Maurice Grammont, Compte rendu du Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure, Revue des langues romanes, n° 53, 1916, p. 402-410.