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M. MATTHEY

  • Au plaisir de dire, M. Matthey
    L'Aire, 2009, 231 p.


    La première fois que j'ai entendu prononcer le mot linguistique, c'était au gymnase. Le prof avait écrit au tableau noir ces deux phrases :
    Les élèves qui prennent le bus du Val-de-Ruz arrivent en retard.
    Les élèves, qui prennent le bus du Val-de-Ruz, arrivent en retard.
    La question était la suivante : ces deux phrases veulent-elles dire la même chose ? Non, pas tout à fait, comme vous l'aurez peut-être remarqué ! La distinction ne m'échappe pas et je réponds donc du tac au tac. Le prof me fait alors ce commentaire « tu devrais faire de la linguistique ». Je n'avais jamais entendu ce terme. À cette époque, le maître d'espagnol, mais également linguiste, a sûrement dû éclairer ma lanterne, mais je n'en ai aucun souvenir ! N'empêche, j'ai suivi son conseil, et je suis devenue linguiste.
    Quand on me demande ce que je fais comme métier, et que je réponds « linguiste », les réactions sont souvent celles-ci : « ah vous parlez combien de langues ? » ou encore « ah ! Oh mais moi je parle très mal français ». Je me lance alors dans de laborieuses explications d'où il ressort I) qu'on peut être linguiste sans parler de nombreuses langues II) que les linguistes ne sont pas à la langue ce que les juges sont à la loi. Pour être parfaitement claire, la langue n'est pas une loi, et les linguistes n'ont donc pas à décider ce qui est légal (juste) de ce qui est illégal (faux). En général, la conversation tourne court à ce moment-là !
    Depuis peu, je préfère dire que je suis « sociolinguiste ». Du coup, cela entraîne d'autres réactions. Du genre « Ah ? ça veut dire quoi ? » ou plus vache « Décidément, le bestiaire académique ne cesse de s'enrichir ». Mais cela m'évite d'être cataloguée comme gendarme de la grammaire et de l'orthographe, et je précise que je m'intéresse aux gens qui parlent et non aux langues pour elles-mêmes.

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UN ROMAN d’Arthur Gardine (pseudonyme d’un membre d’EROFA)

L’Histoire du chat qui n’en était pas un…

ou Le précepte du non-CHAT

ROMAN, présenté dans une nouvèle orthographe, simplifiant les consones doubles, et précédé d’un avant-propos de Claude Gruaz, président de EROFA

Dans l’Histoire d’un chat qui n’en était pas un, les personages sont réfractaires à l’idée de réincarnation, mais ils côtoient un félidé qui en se servant d’un ordinateur pour comuniquer, exprime beaucoup de concepts novateurs à propos des humains. Celui-ci propose notament une méthode de relation entre individus qu’il nome « Charge Cardinale » et définit un modèle de règles qu’il apèle « le Précepte du non-CHAT. »

Sur la forme de l’écriture, l’auteur nous propose une véritable révolution qui va bien au-delà des réformes de 1990, en simplifiant la graphie des doubles consones, à l’exception de cèles nécéssaires à la prononciation des mots. Ce roman propose pour la première fois un texte rédigé en nouvèle orthographe démontrant par la pratique son emploi aisé pour tous dans la vie courante. L’auteur pour ce faire s’est apuyé sur les fascicules d’études de simplification de la langue publiés par EROFA (dont il est membre), association dirigée par Claude Gruaz.

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